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24 octobre 2009

Gustav Klimt, Artiste peintre 1862-1918

Chez Klimt, l’érotisme n’apparaît pas comme la seule manifestation du désir comme Courbet ou Lautrec l’ont exprimé dans leurs peintures. L’érotisme est une fascination sans limites du corps dénudé et du sexe offert au regard. Aucun peintre avant lui n’a su explorer son propre  inconscient en représentant l’appel du plaisir, le voyeurisme enfin libéré de tout jugement, la beauté d’Eros, origine de tous les mythes.

1862 14juillet,       naissance de Gustav Klimt à Baumgarten, près de Vienne, deuxième des sept       enfants de Ernst Klimt, ciseleur de mé taux précieux et d’Anne Finster.1876       Gustav Klimt entre à l’école des Arts et Métiers de Vienne (Wiener       Kunstgewerbe schule) où il est l’élève de Ferdinand Laufberger et de       Julius Victor Berger jusqu’en 1883.1 877Son frère cadet Ernst l’y       rejoint. Ensemble ils dessinent des portraits d’après des photographies       qu’ils vendent six golden pièce.1879 Gustav, Ernst et leur ami       Franz Matsch décorent la cour du Kunsthistorisches Muséum.1880 Les       commandes se suivent pour le trio: Quatre allégories pour le plafond du Palais       Sturany à Vienne. Plafond de l’établissement thermal de Karlsbad en       Tchécoslovaquie.1885 Décoration, d’après des dessins de Hans Makart,       de la villa Hermès, retraite favorite de l’impératrice Elizabeth.1886       Au Burgtheater, le style de Klimt commence à se différencier de celui de       son frère et de Matsch, et à s’éloigner de l’académisme. Chacun travaille       pour son compte.1888 Klimt reçoit la Croix d’or du mérite artistique       des mains de l’empereur François-Joseph.1890 Décoration du grand       escalier du Kunsi historisches Muséum à Vienne. Prix de l’empereur (400       gulden) pour l’oeuvre représentant La salle de l’ancien Burgtheafee       Vienne.1892 Son père meurt comme il mourra lui même d’apoplexie. Son       frère Ernst meurt à son tour.1893 Le ministre de la Culture refuse       de confirmer sa nomination comme professeur à l’académie des beaux-arts.1894       Il est chargé avec Matsch de la décoration de l’Aula Magna de l’université.18951897 C’est la       révolte officielle: membre fondateur du groupe des sécessionnistes, Klimt       est élu président.1898 Affiche pour la première exposition de la       Sécession et fondation par le groupe du périodique <<Ver Sacrum».I 900       "La philosophie" critiquée par 87 professeurs de l’université qui la       refusent lorsqu’ils la découvrent à l’exposition de la Sécession, reçoit       une médaille d’or à l’exposition universelle de Paris.1901 Scandale       de nouveau à l’exposition de la Sécession: ce sont les députés, cette       fois, qui interpellent le ministre de l’éducation à propos de "La       médecine".1902 Rencontre Auguste Rodin qui admire la frise       Beethoven.I 903 Visite Venise, Ravenne et Florence. Début de la       <<période dorée». Les panneaux pour l’Aula Magna sont placés à l’Osterreichische       Galerie. Klimt proteste. Rétrospective Klimt au Palais de la Sécession.1904       Dessine les cartons pour les mosaïques murales du Palais Stoclet à       Bruxelles qu’exécutera la Wiener Werkstàtte.1905 Rachète au       ministère les panneaux pour l’Aula Magna. Klimt et ses amis quittent la       Sécession       Klimt reçoit à Anvers le grand prix pour la décoration de l’auditorium du       théâtre du château Esterhazy à Totis en Hongrie.1907 Rencontre le jeune Egon Schiele. Picasso peint       Les demoiselles d’Avignon.1908 Expose 16       toiles à la Kunstschau. La Galleria d’Arte Moderna achète Les trois âges       de la femme et l’Osterreichische Staats galerie achète Le baiser1909       Commence La frise Stoclet. Va à Paris où il découvre avec intérêt l’oeuvre       de Toulouse-Lautrec.Il découvre aussi le Fauvisme:1915 Mort de sa       mère. La palette de Klimt s’assombrit, ses paysages tendent vers le       monochromatisme.1916 Participe avec Egon Schiele, Kokoschka et       Faistauer à l’exposition du Bund Osterreichischer Ktinstler à la Sécession       de Berlin. Mort de François-Joseph, deux ans avant la dislocation de son       empire. Deux ans avant la mort de Klimt.1917 Commence "L’épousée" et       "Adam et Ève" Est élu membre honoraire de l’académie des       beaux-arts de       Vienne et de Munich. 1918 Le 6 février, Klimt meurt d’apoplexie De       nombreuses toiles restent inachevées. Mort de l’empire et naissance de la       République allemande d’Autriche et de six Elats qui en sont issus. Mort, la       même année d'Egon Schiele.

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13 octobre 2009

Photographie.com edition, SALON DE LA PHOTO 2009

DITION SPÉCIALE - SALON DE LA PHOTO 2009                   

Comme les années passées, le magazine Photographie.com organise les grandes rencontres au Salon de la Photo qui se déroulera du 15 au 19 ocotbre 2009, au Parc des Expositions - Porte de Versailles.
Nous vous donnons rendez-vous tous les jours, avec un programme de prestige avec de grandes signatures de la photographie. Une invitation pour tous les publics à la découverte des coulisses du travail des professionnels, une proximité permettant le dialogue entre amateurs et spécialistes.

                                     

current edition

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10 octobre 2009

Patric H. DERREZ, Ouvrage litteraire "Les oeuvres inachevées"

Dans une boite, au fond des ombres, il tourne. Tel un rouage, une mécanique bien huilée, il tourne. Entre mes reins, dans le creux de mes intestins, il tourne. Sans raison, il crie. Sans thème, il crie. Il vous appelle, venez à lui. Ecoutez les paroles de celui qui soutient : « Le cube était fait de merisier, chacune de ses arêtes avait été fortifiée de baguettes de fer soudées les unes aux autres. Gravés dans le bois, une infinité de caractères s’enchevêtraient, donnant à chaque face le même visage qu’un jeu de mots-croisés dont toutes les énigmes auraient été résolues. Patric observa avec intérêt le cube qui venait de s’inviter dans la pièce. _ Normalement ça n’aurait pas dû se passer ainsi, finit-il par avouer. » Bonne Lecture P.H.D

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Hall Lewis, photographie Album "Park Royal carrosserie 1927-30"

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29 septembre 2009

DigitalTv, Edition online "sujet du jour" Festival du jeu vidéo

Festival du jeu vidéo : Nintendo, vision globale

Nintendo-affiche-reportage

Thème : Politique et vision globale de Nintendo
Réalisateurs : Digital Games
Intervenant  : Mathieu Minel (Directeur marketing de Nintendo France)
Date de sortie : Septembre 2009
Durée : 05min 28'
Lieu : Festival du Jeu Vidéo 2009, Paris

Résumé : Par le biais d'une interview accordée à Digitalgames, Mathieu Minel nous dévoile la vision du constructeur japonais sur le jeu vidéo. Nous y apprenons notamment le système mis en place par Nintendo pour se démarquer de ses concurrents avec la Wii et DS.

Publié par Reith Saji
Contactez l'auteur par email

current Edition via digitalTV

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21 septembre 2009

propos du jour, Le '' Jatropha cursas" la plante de la circonstance, vision du monde

http://www.vicat.fr/admin/actus/vignettes/actu_218.jpg


Le '' Jatropha cursas offre une grande opportunité pour les peuples en voie de développement,''

d'après de hauts responsable de l'énergie et de la division de changement climatique par les organisations internationaux. Et parce que l'usine est fortement toxique, il n'y a aucun conflit - comme avec le maïs et la canne à sucre - dans un combat pour alimenter "l'affamé" ou pour remplir de combustible un moteur diesel, sans polluer l'atmosphère. Nulle part dans un pays en voie de développement est la nécessité de trouver une source d'énergie renouvelable, qu'en la population, où l'électricité est incertaine et souvent indisponible.qui rajoute à cela les décennies de pratiques des arbres de découpage pour que le charbon de bois dans son usage quotidien, entrainant  la transformation du paysage jadis abondant en forêts, en désastre environnemental et écologique.

C'est pour répondre à ces problèmes que le Jatropha cursas, qui élève jusqu'à 13 pieds de haut au mieux de sa culture, pourrait faire plus qu'accomplir une partie des besoins énergétiques d'une nation. Il pourrait également aider à reboiser un pays qui a été dénudé par le clair-découpage effréné, et par l'usage quotidien de son extraction de son huile répondra à améliorer un environnement atmosphérique avec l'avantage de réduire sa pollution. Le Jatropha présente un nombre vertigineux de variétés, pour s'adapter à tout sorte d'environnement où on pourrait voir émerger la production, en Amérique latine, en Haïti, en Inde, en Afrique et à Madagascar.

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11 septembre 2009

Toyota Aygo et BYD F0 - Smart fortwo et Shuanghuan Noble, concept design modele VL "le rapportde similitude"


   
toyota aygo et byd f0
 

Toyota Aygo et BYD F0 ©  Toyota / BYD

 

 

   

L'original

De la citadine bon marché à la voiture familiale, en passant par les véhicules tout-terrain et même les voitures de luxe, les constructeurs chinois ne reculent devant rien et s'approprient allègrement le travail de la concurrence. Voici quelques exemples.

Née en 2005, la Toyota Aygo est issue d'une collaboration entre Toyota et PSA. Proposé à un tarif compétitif, elle est l'une des citadines les moins chères du marché et offre un bon rapport / qualité/prix. Son design lui confère une identité forte et dynamique et la concurrence chinoise l'a bien compris.

La copie

Il n'en fallait pas moins pour que la firme chinoise BYD, la copie ou s'en inspire fortement. Objectif : compléter sa gamme avec cette nouvelle citadine BYD F0, à moindre coût. Seules les optiques de phare, la différencie de l'originale.

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31 juillet 2009

Rembrandt, portrait insolite Regard asymétrique: une des clés du génie de Rembrandt.

WASHINGTON (AFP),

Scrutant le regard de Rembrandt dans ses nombreux auto-portraits, une neurobiologiste américaine pense que le grand peintre hollandais du 17ème siècle souffrait d'une asymétrie oculaire
qui lui permettait de convertir naturellement le monde tridimensionnel en images plates.


Self Portrait 1629; Oil on canvas; The Mauritshuis, The Hague

Une vision stéréoscopique permet de percevoir la profondeur des champs optiques et requiert un alignement parfait des deux yeux.
Mais pour des artistes, cette vue tridimensionnelle normale pour la grande majorité des gens complique la représentation de scènes sur une toile ou une feuille de papier, explique Margaret Livingstone, une neurobiologiste de l'Université de Harvard (nord-est), auteur de ces travaux publiés dans la revue médicale The New England Journal of Medecine datée de jeudi.
Pour ceux ne pouvant pas percevoir la profondeur du champ comme c'était apparemment le cas de Rembrandt, ce défaut de la vision n'est ainsi pas un handicap tout au contraire, poursuit Margaret Livingstone.

The Slaughtered Ox -1655; Oil on wood; The Louvre

Les professeurs d'art conseillent souvent à leurs étudiants de fermer un oeil de manière à aplatir ce qu'ils voient pour mieux le reproduire, explique-t-elle. Cette scientifique est parvenue à cette conclusion en examinant des photos à très haute résolution de 36 auto-portraits du maître hollandais, dont 24 toiles et 12 lithographies.
Toutes ces oeuvres, à l'exception d'une, montrent toujours l'oeil du côté gauche regardant bien en face tandis que le droit dévie latéralement, affirme-t-elle.
Preuve qu'il s'agit bien d'une caractéristique anatomique réelle, sur les lithographies, où l'image imprimée est inversée, c'est l'oeil à droite qui dévie et celui à gauche qui regarde droit, ajoute Mme Livingstone.

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Jacques VIALARD, acteur poete "c'est au sujet de..."



>Indiennes, africaines, arabes, européennes, sud-américaines...otus ces rythmes, toutes ces mélodies qui se mêlent et se confortent, c'est ça le métissage ! La plupart des musiques contemporaines ont de multiples racines :Les racistes, qu'ils soient blancs ou noirs, ne l'aiment pas beaucoup le métissage.

Voyez l'appartheid. Tant qu'il y a deux clans qui s'affrontent, tout va bien pour les racistes. Vous ne voyez pas que la société se métisse entièrement, et que, peu à peu tous les hommes deviennent de la même couleur. Ce serait la fin du racisme. La fin du racisme ! comme tout irait bien pour nous ! Mais métisse mon amis, tu es mal dans ta peau. Les racistes blancs te disent que tu es black et les noirs que tu es white. Si bien que tu crains de naître ni l'un ni l'autre, alors que tu es les deux ! Mon sang est rouge comme le tien, inutile de le faire couler pour en être sûr. Noir, blanc, rouge seront les trois couleurs de notre drapeau, le drapeau de l'humanité enfin réunie. Quelle belle teinte ocrée il prendra quand il flottera dans les miroitements jaunes du soleil levant !

Jacques VIALARD

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Les Rencontres d'Arles 2009 / Nos étés d’Arles : 40 fêtes de la photographie / Episode 4

 
                       
Vingt-deux ans après la projection de son film sur l’agence Rapho, berceau des photographes humanistes, Frédéric Mitterrand, est de retour à Arles pour les Rencontres de la Photographie, mais cette fois-ci en tant que ministre de la Culture et de la Communication. Venu pour annoncer le grand Centre Patrimonial de la Photographie à Arles, il retrouve une ville qui tout l’été vibrera avec plus de 80 expositions qui parcourent la ville camarguaise. Une fête de l’image qui célèbre avec faste les quarante années du plus beau festival du monde où le regard humaniste n’a pas disparu. On suit sa trace avec les invités de Robert Delpire, la rétrospective de Willy Ronis; il résonne encore dans les expos de Raed Bawayah, de Rimaldas Viksraitis ou les références de Jacob Aue Sobol.
                       

 

Robert Doisneau et Yvette Troispoux, Rencontres Arles 1986 © Patrice Bouvier
Cette photo d’Ergy Landau a beaucoup inspiré Frédéric Mitterrand lors de la création du film sur l’agence Rapho. Elle évoque toutes les facettes de la féminité. © Ergy Landau, Rapho-Eyedea

Je fais votre histoire
par Chantal Soler, ex-Directrice adjointe de l’agence Rapho et Directrice de production du service culturel d’Eyedea

Je suis allée pour la première fois aux Rencontres d’Arles en 1986, quand François Hébel en a pris la direction. Je le connaissais bien, nous avions fait ensemble toutes les expositions de Doisneau quand il dirigeait les galeries de la FNAC. Cette année-là, les Rencontres avaient consacré une soirée aux 10 ans de Contact Press Images. Rien n’avait jamais été fait pour Rapho et je trouvais que l’agence ferait aussi un beau sujet de soirée. François était d’accord, mais il voulait une idée originale. Le nom de Frédéric Mitterrand qui produisait à ce moment-là son émission "Etoiles et toiles" s’est imposé comme une évidence. J’ai contacté son agent, Sylvie Grumbach, du Deuxième Bureau. Elle savait qu’il aimait la photo. Avec François Hébel, nous avons rencontré Frédéric Mitterrand. J’ai parlé de Rapho et de Doisneau, François Hébel a parlé des Rencontres. Frédéric Mitterrand s’est levé : " C’est un gros pari, ça m’intéresse, je fais votre histoire ! "
On s’est retrouvé deux semaines plus tard chez Rapho avec Raymond Grosset dont j’étais l’adjointe. Raymond Grosset a raconté d’un trait toute l’histoire de Rapho. Frédéric Mitterrand était occupé le jour et ne pouvait travailler que la nuit. Nous lui avons fait faire une clef, il avait toute l’agence pour lui. Pendant six mois, plusieurs fois par semaine, on est venu ouvrir les boîtes de 9 heures du soir à 2 ou 3 heures du matin. Après quoi, je lui ai organisé des rendez-vous avec les photographes, Janine Niepce, Sabine Weiss, Willy Ronis, Edouard Boubat. Curieusement, il avait gardé Doisneau pour la fin, mais ils n’ont pu se rencontrer qu’à Arles.
Je cherchais encore un partenaire financier, nous n’avions encore aucun moyen. Frédéric Mitterrand m’a dit Chantal, on avance, on verra l’argent après. Et nous l’avons obtenu avec l’implication du Crédit Foncier et de Pierre Gassmann qui nous a  offert tous les tirages. Frédéric Mitterrand avait confié la réalisation à Patrick Jeudy.

                       
Fréréric Mitterrand dans la salle de projection de l’Amphithéatre lors de la soirée consacrée à son film « Rapho, histoire d’une famille » réalisé par Patrick Jeudy. Arles 1987.
© Edouard Boubat, Rapho-Eyedea

Le film qui s’appelait "Rapho, histoire d’une famille" a été achevé l’avant-veille de sa projection à Arles, en juillet 1987. Je l’ai découvert à la Mairie d’Arles en le visionnant avec Françoise Ayxendri, qui devait faire son papier pour Le Matin de Paris. Toutes les deux nous avons reçu un choc. Le film est intégralement en banc-titre, Frédéric Mitterrand à travers 600 photographies racontait une histoire qui pouvait être la sienne liée à celle de l’histoire du monde des années ’40 à 80. Au théâtre antique, il a reçu une ovation. Nous étions 150, photographes, membres de l’agence autour de Raymond Grosset et tout le monde a été appelé sur la scène. À partir de cet événement, on ne regardait plus Rapho de la même façon. Le lendemain, à la conférence de presse qui avait lieu dans l’amphithéâtre de l’Ecole nationale de la photographie, un photographe essayé d’embarrasser Frédéric Mitterrand, par une question obscure, mal formulée. Jean-François Leroy qui était alors rédacteur en chef de Photo Magazine s’est levé pour dire à Frédéric Mitterrand " Ce monsieur essaie de vous demander pourquoi, au lieu de faire long et chiant, vous avez fait court et bien ". Après vingt ans, à Arles, on nous parle encore de ce film ! Actes Sud avait édité un livre, "Tous désirs confondus", qui était le texte écrit par Frédéric Mitterrand, et qui est réédité cette année. Pour la projection, il était prévu que le cinéaste Frédéric Mitterrand puisse descendre, mais c’était avant sa nomination. Il est venu comme ministre de la culture !

Propos recueillis par Hervé Le Goff

Frédéric Mitterrand interprète "Le voleur de bicyclette" lors de sa visite aux Rencontres d’Arles ! Ateliers SNCF © Didier de Faÿs / Photographie.com
Raed-Bawayah et Frédéric Mitterrand, Arles 2009 © Didier de Faÿs / Photographie.com
                       

« C’est assez simple en somme, il suffit d’écouter, de regarder et puis de se laisser guider en veillant à ce que nul souvenir jamais ne manque, parce que les souvenirs ouvrent mille chemins de traverse inattendus, à chacun des sons que l’on perçoit, à chacun des vues que l’on découvre…
Alors, avec le temps qui passe, les chagrins personnels et les drames du monde s’estompent aussi peu à peu. Oh, cela ne veut pas dire qu’ils disparaissent, ni qu’on ne veuille plus savoir qu’ils existent malgré tout, non, il s’agit de tout autre chose ; de sentir seulement qu’il est temps d’entrer à son tour dans la grande photo du monde, d’y apporter intacts les élans et les joies de son enfance, de témoigner enfin du bonheur unique de vivre.
»

Texte de Frédéric Mitterrand extrait du livre « Tous désirs confondus » édition Actes Sud et du film « Rapho, histoire d’une famille » réalisé par Patrick Jeudy.

© Edouard Boubat, Rapho-Eyedea
© Sandford Roth, Rapho-Eyedea
© Willy Ronis, Rapho-Eyedea
Marilyn and I © Yury Toroptsov

Yury Troptsof and Marilyn
Le photographe russe Yury Troptsof fait revivre les souvenirs à sa manière. Son travail Marilyn and I, une œuvre sur le rapport de l’humain à sa propre identité et la permanence des mythes, est un hommage aux admirateurs de Marilyn Monroe. « Le projet Marilyn and I a commencé en 2005, quand un ami collectionneur a acheté aux enchères à Los Angeles une robe authentique de la garde-robe personnelle de Marilyn Monroe. Cette robe en vichy bleu du début des années 1950 évoque tout de suite, par sa forme, l’image universelle de Marilyn qui appartient à notre imaginaire collectif. En commençant mon projet, les questions que je me suis posées étaient « Pourquoi Marilyn, plus de 40 ans après sa mort, fascine-t-elle et intéresse-t-elle toujours autant de gens ? Par quel type de relation ses admirateurs se sont-ils liés à son image ? Pour essayer de répondre à ces questions, j’ai fait appel à ceux qui aiment Marilyn profondément, à ceux pour qui Marilyn représente quelque chose de plus important qu’une célèbre actrice d’Hollywood. Pour ces personnes qui sont devenues mes modèles, la rencontre avec une robe qui à touché le corps de leur idole a provoqué beaucoup d’émotions que j’ai essayé de capter avec mon appareil. C’était le moment où le réel rencontrait l’imaginaire car pour la plupart de mes modèles Marilyn n’existait que sur l’écran de cinéma ou de télévision, dans les livres et, surtout, dans leur imaginaire »
Des personnalités (Frédéric Mitterrand, Patrick Poivre d’Arvor…) mais aussi des inconnus ont posé pour Yury Toroptsov avec la robe de Marilyn…

Raed Bawayah par Agnès de Gouvion Saint-Cyr
Raed Bawayah s’est glissé dans la vie quotidienne des tziganes et des gitans, dans ces communautés très  soudées entre elles et trop souvent ignorées voire rejetées dans des espaces incertains, repliées sur elles-  mêmes et sur leur culture. La roulotte demeure encore trop souvent le symbole de leur propre enfermement, celui  qui les protège toutefois, avant de reprendre le chemin du voyage. En quelques images rigoureusement  construites, Raed souligne cette tendresse qui unit les membres du clan, la fierté devant leurs traditions, et la  mélancolie du départ vers un autre ailleurs. Avec une grande délicatesse, une compassion et une pudeur  évidentes, Raed Bawayah dépeint avec subtilité ce quotidien qui lui est si proche et la situation des communautés  ou des peuples qui n’ont d’autre choix que de subir leur enfermement.   
Exposition présentée à la Grande Halle des Ateliers SNCF, Arles

Jacob Aue Sobol
J’ai débarqué pour la première fois à Tokyo au printemps 2006. (…) Cherchant désespérément le moyen de rompre ma sensation d’isolement et de solitude, je me suis mis à promener mon appareil photo de poche dans les rues et les parcs. (…) Mes photos sont nées au gré de rencontres fortuites, sans autre guide que ma curiosité, mon humeur du jour  et mon sentiment de la ville à mesure que je la découvrais. Autant que possible, j’ai travaillé à l’instinct. Prendre  des photos a quelque chose d’un jeu improvisé. Il me semble que plus une photo est spontanée et irréfléchie,  plus elle devient vivante, et plus elle passe de l’ordre du montrer à celui de l’exister.   
Exposition présentée au Magasin Électrique, Parc des Ateliers

                       
Rêves de ferme. 2001, © Rimaldas Viksraitis

Rimaldas Viksraitis par Martin Parr
Rimaldas Viksraitis est un photographe lituanien qui travaille dans et autour de son village, photographiant un  mode de vie qui tend à disparaître. Un univers où tous les dysfonctionnements, alimentés par une consommation  importante d’alcool fait à la maison, deviennent, du fait de l’euphorie générale, des qualités. Il se rend aux fêtes,  boit et discute avec ses sujets. Leurs vies ne sont pas encombrées des gadgets de la vie moderne, qui bien  souvent éradiquent toute communication significative au sein de la famille. On voit qu’il prend grand plaisir et qu’il  est à l’aise avec ses sujets. De plus, les modèles de Viksraitis n’ont pas peur de se dénuder. J’imagine que c’est  grâce à l’alcool maison et au climat plutôt chaud, à moins qu’ils ne couchent tous ensemble aussi? Au beau  milieu de tout cela, de nombreux animaux partagent leur vie quotidienne. Ils apparaissent à tout bout de champ,  de manière irréelle, visiblement intégrés à l’environnement. Ils partagent tout naturellement l’intimité de la famille.  Les images qui en résultent sont à la fois légèrement folles et délicieusement surréalistes. Elles sont également  séduisantes : si je parlais le lituanien, j’adorerais me joindre à la fête. Mais grâce à Rimaldas Viksraitis, nous  sommes au premier rang pour assister à l’émotion, à l’enivrement et à la folie qui s’ensuit. 
Exposition présentée à la Grande Halle des Ateliers SNCF, Arles

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